Ça y est, l’année 2024 est enfin finie, il est temps de revenir sur le deuxième semestre. Je ne parlerai pas bien sur de tout les films, j’en ai vu plus de 400 cette année. Pour celleux que ça intéresse, j’ai fait un long thread sur le fédiverse.

Juillet

Le Bon

Guy ritchie revient avec un nouveau film, “Le Ministère de la Sale Guerre”. Je suis venu pour les baffes et les explosions, j’ai été servi.

“Pendant ce temps sur terre”, de Jérémy Clapin, prouve encore une fois que la france devrait donner plus de budget au fantastique. On regorge d’idées, il manque juste les fonds.

Après le glaçant “The guilty”, Gustav Möller revient avec “Sons”. Un terrain de jeu plus grand mais une intensité toujours aussi presente.

Je manque de culture sur le cinéma indien, tellement vaste, mais aussi avec des films souvent longs. Sandhya Suri propose avec “Santosh” un film plutôt radical, mettant à nue un système corrompu et qui peut happer n’importe qui. Assez loin du bollywood paillettes qu’on croit s’imaginer du cinéma indien.

J’ai enfin vu “Les chambres rouges” de Pascal Plante. Incroyable, surprenant. Je m’attendais à un autre film de procès, et le film m’a complètement retourné. Merci le Quebec.

Le mauvais

Tir groupé pour “Elyas” de Florent-Emilio Siri, “Largo Winch : Le Prix de l’argent” de Olivier Masset-Depasse, et “Pourquoi tu souris ?” de Chad Chenouga et Christine Paillard. Je défends souvent le cinéma français, faut aussi lui taper dessus quand il nous sort des daubes.

J’ai beaucoup d’amour pour la saga “Deadpool”. Je suis donc d’autant plus déçu par “Deadpool et Wolverine”. C’est pour moi la démonstration que, non, on ne peut pas se moquer de ses propres producteurs. On devient irrémédiablement ce qu’on essaie de dénoncer.

Les rattrapages

Beaucoup de rattrapages ce mois-ci.

D’abord, David Fincher avec “L’Étrange Histoire de Benjamin Button”, “The game” et “Panic room”. Le réal a ses détracteurs, mais je trouve toujours de quoi m’amuser chez lui.

J’ai vu les deux premiers volets de la saga “La malédiction”. Et c’est vraiment pas bien. Pourquoi c’est devenu culte ? Par contre le prequel de 2024 m’intéresse pas mal.

N’ayez jamais honte de ne pas avoir vu un film. J’ai vu “Fenêtre sur cour”, de Alfred Hitchcock, pour la première fois. Et c’est le seul Hitchcock que j’ai vu. On a tous nos “lacunes”, vous avez la légitimité de parler de films sans avoir vu les grands classiques.

J’ai survécu au sept heures du “Napoléon” de Abel Gance. Je dis survécu parceque on va se l’avouer, la moitié est à jeter. Le film est super intéressant techniquement, mais trois heures sont complètement inutiles.

Robert Eggers m’avait bien fait marrer avec “The northman”, mais je pense que le réal voulait un film très premier degré. J’ai donc rattraper “The vvitch” et “The lighthouse”. Déso robert, mais j’arrive pas à prendre ton cinéma au sérieux :)

J’ai terminé le mois sur du Satoshi Kon, avec “Millenium actress” et “Tokyo godfathers”. Si j’ai trouvé le premier sympa sans plus, le deuxième est un putain de chef d’oeuvre.

Août

Le bon

Fede Álvarez débarque dans la saga Alien et décide de tout casser avec “Alien Romulus”. Se placant entre le 1 et le 2, le film décide d’emprunter aux deux, pour donner selon moi le meilleur film de la saga.

Je ne m’attendais pas à la petite claque de “Sky Dome 2123”. Un film d’animation Hongrois, qui a beaucoup de choses à dire sur nos sociétés.

L’horreur parfois, ça ne tient pas à grand chose. Et je dois avouer que l’homme blafard de “Longlegs” m’a terrifié. Je vais essayer de suivre et rattraper la carrière du réalisateur, Oz Perkins.

“La nuit se traine”, de Michiel Blanchart, rentre directement dans le panthéon des petits films français d’horreur regorgant d’idées, avec un petit budget. Et Romain Duris est parfait dans ce rôle de méchant froid.

Le mauvais

Qui a encore espoir que M. Night Shyamalan nous ponde un bon film ? “Trap” rejoint cette liste de films qui prouvent que le metteur en scène n’a plus rien à proposer, sauf de financer la carrière de ses enfants.

On ne vient pas vraiment pour le scénario dans les films bourrins, on vient surtout pour voir des explosions grandioses. “Borderlands” ne propose ni l’un, ni l’autre, seulement une bouillie dégueulasse sans grand intérêt.

La blague est facile, mais “Jamais plus”, plus jamais ! Un cas d’école sur la romantisation des relations toxiques. J’aime pas trop dire ça, mais vu le public visé, je trouve ce film dangereux.

J’ai rattrapé le vieux “The crow” de 1994, et j’ai passé un assez bon moment. Le film a ses défauts, mais l’ambiance gothique m’emporte. Le remake de 2024 oublie d’être intéressant, oublie d’être incarné, oublie d’être tout simplement.

Les rattrapages

Je me suis lancé dans un rattrapage de Don Bluth. J’ai vu “Brisby et le Secret de NIMH”, “Fievel et le Nouveau Monde”, “Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles” et “Charlie”. Le moment pour moi de dire que le mec a dû créer une génération de traumatisé.

J’ai enfin vu le classique “L’histoire sans fin”. Ba un peu comme “Les goonies” : je comprends que ça ait marqué une génération, mais je trouve pas ça incroyable.

Ayant bien aimé son Alien, j’ai récupéré “Don’t breathe” de Fede Álvarez. Un home-invasion assez convaincant, avec un Stephen Lang carrément flippant.

Le deuxième opus sortant bientôt, j’ai vu “Smile” de Parker Finn. Si le film a de vrais envies de cinéma, le trop plein de screamers et le sourire débile désamorce complètement le film.

J’ai eu beaucoup de mal avec “28 jours plus tard” de Danny Boyle. La formule marche sur “Trainspotting” mais fait carrément cheap sur celui-ci.

Septembre

Le bon

J’avais beaucop aimé le premier volet de “Alienoid”. Un mélange de SF et de traditionel coréen un peu débile et assez unique. Le deuxième volet, si il est un peu plus fouilli, reste très plaisant à voir.

Je ne connaissais pas du tout la Citadelle de Kowloon, cité fortifié au milieu de Hong Kong. Comme décor de “City of darkness”, de Soi Cheang, c’est assez incroyable. Le film l’est tout autant, même si la fin part un peu dans un fantastique bizarre.

Toujours par Tim Burton, “Beetlejuice Beetlejuice” retrouve un jeu avec la matière qui ne trahit pas le premier volet. Ce n’est pas un chef d’oeuvre, mais le premier non plus (si si, revoyez le, ya des hauts et des bas).

Si je salue l’exploit au box-office de “Un p’tit truc en plus”, le film ne m’a pas vraiment plu. “Fêlés” par contre ma beaucoup plu, avec Pierre Richard au top.

“Mother Land”, de Alexande Aja, ne m’a pas laché. Il retourne la notion de danger, de croyance, pour un résultat qui tient presque jusqu’au bout (ouai, pas sûr de la fin).

Le mauvais

C’est pas un mauvais film en soi, mais ayant vu l’original, “Speak no evil” est le parfait example du remake américain qui n’a rien compris. Allez voir l’original Danois, qui en plus n’est sorti QUE il y a deux ans.

On attendais tous le nouveau bébé du tonton Coppola, son “Megalopolis”. Projet titanesque, projet d’une vie, qui tombe comme une vieille chaussette. Ça pique les yeux et le cerveau.

Je m’étais un peu hype sur “Weekend à taipei” avec la bande-annonce. C’était très nul, mais en fouillant un peu, on se rend compte que Luc Besson était partout, ce n’est donc pas si surprennant.

Les rattrapages

J’ai vu “Bloodsport” avec JCVD. Baston ! Plus sérieusement, c’est un gros nanar, on vient pour les combats tout claqués et la gueule de Van Damme.

Avant de voir le nouvel “Emmanuelle” par Audrey Diwan (que j’ai assez aimé, n’en déplaise aux vieux mecs), j’ai rattrapé l’ancien. C’est très compliqué. Faut pas seulement remettre dans le contexte, tout est dégueulasse. Même en regardant la production, on se rend compte que le film a été fait pour de mauvaises raisons.

Octobre

Le bon

Avec un très beau noir et blanc, “Tatami” de Zar Amir Ebrahimi nous offre un thriller politique sportif assez convaincant. Ouai le thème est bizarre, mais allez le voir. Parfait exemple de la différence entre ce qu’on voit et ce qu’il se passe en fond.

Toujours sur la politique et les femmes, j’ai beaucoup aimé “Les graines du figuier sauvage” de Mohammad Rasoulof, ainsi que “Norah” de Tawfik Alzaidi. Deux films qui, s’ils n’ont pas la même envergure/budget, arrive assez bien à capter le danger de vouloir exister en tant que femme dans leur milieu respectif.

Sur un ton plus léger (j’ai tout de même chialé ma mère) nous vient “Le robot sauvage” des Studios Dreamworks. Que dire de plus que l’animation et le scénario me roulent dessus. De quoi encore confirmer que Disney/Pixar n’est plus le saint-graal en matière d’animation.

Vous voulez du bon bout de viande à la maison (je parle de gore ici, non de fesses) ? Alors plongez-vous dans “The substance” de Coralie Fargeat. Un film qui peut déranger, tellement il est outrancier, mais qui prouve que le cinéma de genre français peut tenir la dragée haute à Hollywood. N’en déplaise aux anti-france.

Parfois, c’est pas mal de nous mettre le nez dans notre caca. Et à travers “L’histoire de Souleymane”, Boris Lojkine nous rappelle les dessous de nos livraisons Uber/Deliveroo. Bien plus que ça, le film avec peu de respiration dépeint la difficulté de vivre sans-papiers.

“L’amour ouf” de Gilles Lellouche a un parti pris radical, celui de l’amour au milieu de la violence. Il faut adhérer à la proposition, qui peut repousser, et on embarque alors dans une fresque monumentale. Qui, je doit bien l’avouer, est plus intéressante avec les enfants que les adultes.

Un peu de douceur pour finir. Pour tout les addicts des chats, “Flow” de Gints Zilbalodis est une pépite d’animation. Les animaux ne sont pas 100% réalistes dans leur comportment, mais je crois complètement à leurs interactions.

Le mauvais

J’ai vraiment pas accroché aux propositions de la saga “La plateforme” de Galder Gaztelu-Urrutia. C’est vraiment une occasion ratée, le film se vautrant dans l’allégorie mais ne proposant rien d’autre.

J’aime pas tapé sur l’animation française, tellement c’est compliqué d’en produire. Mais faut avouer que j’ai pas accroché à “Angelo dans la forêt mystérieuse” de Alexis Ducord et Vincent Paronnaud. Si l’animation est plutôt bonne, c’est vraiment l’histoire qui m’ennuie terriblement, et qui pour moi prend les enfants pour des abrutis.

On finit par un remake par le réalisateur original, “The killer” de John Woo. Je n’ai pas vu l’original, mais le remake est vraiment naze. On est vraiment sur une accumulation de clichés et plans cadré avec le fion. Je me demande si le réalisateur en avait vraiment envie, ou si c’est une commande de studio et il n’est là que pour le pognon.

Les rattrapages

Avec la mort de Michel Blanc, j’ai profité de films repassant pour découvrir un peu plus son travail. En tant qu’acteur déjà, avec “Je vous trouve très beau” d’Isabelle Mergault, mais aussi en tant que réalisateur avec “Grosse fatigue”. Faudrait que je regarde un peu plus de ses films mais il propose un registre assez éloigné des “Bronzés”, et j’aime bien.

C’était le dernier festival ASNIFF. J’ai pu y voir “The substance” et plein d’autre chose. On a eu un peu de tout, et la nuit fantastique m’a plutôt déçu, mais je retiens plusieurs films sur tout le festival :

  • “Fall”, ou comment ressentir le vertige.
  • “Face à la mort”, un film assez dérengeant mais au message très en avance sur son époque.
  • “Spermageddon”, un film d’animation complètement barré, avec un spermatozoide iron-man.

Novembre

Le bon

J’en avais jamais entendu parler, mais “L’affaire Nevenka”, film espagnol de Icíar Bollaín, m’a scotché. Une affaire #METOO avant l’heure, dans un ambiance à glacer le sang.

Robert Zemeckis revient avec “Here”. Un concept audacieux, à la pointe de la technologie, comme toujours chez ce réal.

J’étais très intrigué par un dessin animé réalisé par Michel Hazanavicius. “La plus précieuse des marchandises” m’a un peu retourné, sujet pas facile mais important en ce moment.

On reste dans la chialade ? “Ibelin”, de Benjamin Ree. Un documentaire sur une vie derrière un écran, une vie beaucoup plus vaste que ce qu’une famille pensait.

J’ai attendu pour le voir en Absurde Séance, mais “Terrifier 3” valait le coup. Ça mérite clairement sont -18 ans, allez-y en sachant la quantité de tripailles attendu.

On termine le mois avec “Rabia”, de Mareike Engelhardt. Un film sur l’embrigadement de jeunes femmes pour Daech, avec une Megan Northam au top.

Le mauvais

Avec un Tom Hardy en plein descente d’organes, “Venom 3” continue sur les traces des deux précedents. À savoir une immondicité crasse avec beaucoup trop d’argent, délire de producteurs après une soirée sous cocaïne.

Cette année s’est posé la question de l’âge des réalisateurs, certain ne sont-ils pas trop vieux ? Elle se pose donc aussi pour papy Ridley Scott avec son “Gladiator 2”. Outre la question du “pourquoi une suite ?”, est-ce que le réal en avait quelque chose à faire de son film en fait ?

La question précédente n’est pas réservée aux Américains, merci à Claude Lelouch de nous le prouver. “L’amour c’est mieux que la vie” était très compliqué, “Finalement” n’essai même pas d’être un film.

On finit avec un nouveau film du LSMCU (Lindon Sauve le Monde Cinematic Universe). Cette fois, Vincent Lindon sauve le monde depuis sa voiture dans “Le choix”. Ba comme d’habitude, ça n’a aucun intérêt.

Les rattrapages

Si j’avais pu voir le remake américain, j’avais jamais vu l’original de “Ring” de Hideo Nakata. C’est marrant, c’est plus un film d’enquête que d’horreur. Du coup l’ambiance est similaire mais pas totalement.

Aux Utopiales, j’ai pu voir “Tetsuo” de Shin’ya Tsukamoto. Un film expérimental ultra graphique, qui a choqué une partie de la salle, mais devant lequel j’ai passé un pur plaisir regressif.

Je cherchais du film d’horreur un peu bis, je suis tombé sur “Trick’r treat” et “Krampus”, deux films de Michael Dougherty. C’est rempli d’idées, c’est bien bis, bref c’était ce que je cherchais.

“Frantz”, de François Ozon, m’a par contre profondément ennuyé. Il y aurait pu y avoir un sujet super intéressant, mais le film s’acharne constamment à l’éviter, alors…

Film ultra culte, j’ai enfin vu “Le dernier des mohicans”, de Michael Mann. Alors, si j’ai rien à dire sur l’ambiance et les décors, l’histoire d’amour est chiante nan ?

Décembre

Le bon

“Les reines du drame”, de Alexis Langlois, est un fim atypique. Pastiche d’une génération youtube/télé-réalité du début du siècle, le film est super généreux, un mix pop/punk/queer.

Le thriller en huis-clos, c’est pas facile. Encore plus quand le sujet est la religion. Mais entre pouvoir et honnêteté,le jeu de “Conclave” est bluffant.

J’en ai souvent entendu parler mais je n’ai jamais rien vu de la réalisatrice Leni Riefenstahl. Le documentaire “Leni Riefenstahl, la lumière et les ombres”, de Andres Veiel, retrace sa carrière et la zone de gris de ce personnage fascinant.

Après le fabuleux “Mary et max”, Adam Elliot revient avec “Mémoires d’un escargot”. Un film touchant, avec un stop-motion toujours aussi beau et brut.

Détour par la campagne française avec “Vingt Dieux”, film réalisé par Louise Courvoisier. J’aime beaucoup cette nouvelle génération qui parle avec amour et sincérité d’une campagne un peu trop souvent laissé de coté.

On termine l’année avec un gros vampire, le “Nosferatu” de Robert Eggers. Un film qui, encore une fois chez ce ccinéaste, me ravi esthétiquement et m’amuse beaucoup, se rapprochant trop souvent de la parodie.

Le mauvais

Un tir groupé pour “Wicked”, “Mufasa” et “Sonic 3”. Trois grosses production hollywoodienne, trois déception. Le cinéma américain qui ne raconte rien, cachant son vide soit par la chanson, soit par des effets spéciaux plutôt bancales.

La France ne fait pas forcément mieux, avec “Le déluge” de Gianluca Jodice. Je n’avais pas dans mon bingo de fin d’année le film pro-royaliste avec Guillaume Canet en AVC.

Les rattrapages

D’abord, “Wedding nightmare”, un film au concept con mais rigolo. Par les réalisateurs de “Abigail”, c’est bon pour un dimanche soir avec des potes.

J’ai forcément vu “Le magicien d’Oz”, le film de 1939 par Victor Fleming. Beaucoup plus intéressant, avec plusieurs niveaux de lectures et un coté kitch sympathique.

Tant qu’à parler de vieilleries, j’ai aussi vu “Le seigneur des anneaux” de Ralph Bakshi. Le film ne mérite pas la haine qu’il prend parceque, bien que un peu bancale, il regorge d’effets et d’idées sur l’univers de Tolkien. Sauf le Balrog, qui est dégueulasse.

Une dose de douceur et de larmes pour finir, avec “Le chant de la mer”, de Tomm Moore. un beau bijou de l’animation irlandaise. Allez (re)voir “Le peuple loup” aussi.

Le bilan du bilan

Plein de bons et de mauvais films cette année. Pas de Top ou Flop, je pense que il y a largement de quoi manger sur les deux billets. Allez voir des films, 2025 promet aussi de belles choses.