Un regard sur ce que j’ai fait la veille à bord du vaisseau bleu. Ça me permet de me rendre compte que je fais des trucs de mes journées, mais aussi de partager des trouvailles.
Cinéma
Journée à la maison, j’ai donc décidé de m’attaquer à la saga Freddy. Let’s go.
Les griffes de la nuit, de Wes Craven
12 ans avant Scream, le papa de La dernière maison sur la gauche ou La colline a des yeux sortait le premier film d’une saga mythique de l’horreur. Le film sort donc en 1984. On est en plein dans le basculement de l’horreur, ce moment où le public s’essoufle au cinéma et que le genre va se diriger plutôt vers les VHS pour survivre. On voit assez bien d’ailleurs que le slasher est déjà installé confortablement, puisque le film démarre assez vite. On est 10 ans après Massacre à la tronconneuse, 6 après Halloween, 4 après Vendredi 13, le public connait bien les codes.
Et ba on sent un vrai savoir faire dans le film de Craven (pas le chasseur). Plein de scènes devenues mythique sur internet, un personnage fort en couleur et facilement reconnaissable, une histoire qui va droit au but. Histoire avec son fond bien glauque, où on parle clairement de pédophilie même si la censure de l’époque parle juste de meurtres. On est pas sur la maestria du film de Carpenter, mais c’est un très bon film d’exploitation. L’équipe décor/costumes/VFX est à fond, et ça restera durant toute la série.
Une bonne entrée en matière, est-ce que la saga saura rester aussi qualitative ?
La Revanche de Freddy, de Jack Sholder
La réponse fut rapide : le deuxième opus est nul à chier. Il ne se passe rien, le film est pauvre en tout, ça joue extrèmement mal. On demande pas des prestations digne d’un oscar dans le genre horrifique, mais tout de même. Y’a même pas le plaisir de voir des bons trucages tellement le film est vide. Zéro sur vingt.
Les Griffes du cauchemar, de Chuck Russell
J’ai souvent entendu dire que s’il fallait en garder un seul de la saga, c’était celui-ci. On a le réalisateur de The Mask au commande, donc ouai ça m’intéressait.
Et effectivement, le film regorge d’idée. Cette histoire d’ados qui s’entraide contre Freddy, avec le tacle sur la façon dont la médecine gérait la santé mentale à l’époque, je m’y attendai pas. J’ai pris un pied ouf à regarder les effets pratiques, et le début des effets numériques. Un très bon cru. Bon par contre on se débarasse de Freddy à la fin, et il me reste 4 films. Ça sent pas bon (mais ça ça sera pour demain).