Un regard sur ce que j’ai fait la veille à bord du vaisseau bleu. Ça me permet de me rendre compte que je fais des trucs de mes journées, mais aussi de partager des trouvailles.

Cinéma

Gourou, de Yann Gozlan.

Gozlan c’est quelqu’un dont j’aime plutôt le travail. Si on reprends dans l’ordre, j’ai bien aimé Burn Out, j’ai adoré Boite noire, j’ai détesté Visions et j’avais assez apprécié Dalloway. Qu’il revienne aussi vite me laissait un peu dubitatif. Heureusement j’aime beaucoup son nouveau film, même si il reste une légère ambiguité.

D’un point de vue technique c’est assez niquel. Les plans sont bons, la photo aussi. Gozlan est plus sage, sa caméra bouge moins que dans Burn Out et Boite Noire. Peut être parceque c’est plus thriller que action. Le rythme est toujours aussi soutenu, avec cependant quelques scènes un peu en deçà. Particulièrement les scènes avec Marion Barbeau. Mais l’ayant déjà vu autre part, je metterai ça sur le dos d’un réal qui, malheureusement, ne gère pas très bien les personnages féminins. Heureusement qu’il y’a à coté beaucoup à manger.

Parceque oui, le scénar est ses rebondissements m’ont tenu en haleine tout du long. Notamment parceque le metteur en scène joue avec le feu. En proposant une certaine absence de boussole morale, on se retrouve à essayer de chercher en vain un personnage auquel se raccrocher. On est pas ici sur une gallerie misanthrope à la Eddington, mais la plupart sont de sacré connard, notamment Niney. Niney qui est d’ailleurs aussi à l’écriture, et c’est peut-être pour ça que par moment ce personnage antipathique est présenté comme victime, nous fait presque pitié. Un mauvais point du film pour moi, car on ne sait pas trop si le réal l’héroise ou non dans ces moments. Il n’empêche que le paris est osé, car cet influencueur qui va peu à peu viré vers les mécaniques mascu est absolument fascinant à voir. Gozlan se permet même un (léger) détour par les influenceurs, les réseaux sociaux, mais aussi les médias avec une balle pour Hanouna et son “Touche Pas à mon poste”. Détour un peu rapide, j’aurais aimé qu’il traite plus le sujet.

En tout cas, le film va avoir besoin de décanter dans mon esprit. Yann Gozlan a une grosse proposition, et je suis content d’avoir cela dans le paysage français. Le film sort le 28 janvier 2026, foncez vous faire un avis.

Associatif

Réunion pour la Nantes Accoord Games Week le matin. Une courte cette fois, puisque il y avait les voeux de la maire juste après. J’ai pas servi à grand chose, mais l’équipe commence à bien structurer cette édition. Je suis pas sur d’être beaucoup dispo par contre cette année.

Vrac/Perso

Grosse aprem sur Zelda. Je commence un peu à me lasser de courir partout pour chercher de l’équipement. C’est un peu le problème de ses immenses open world, le “burn-out” de choses à faire. Disons que l’émerveillment est un peu passé.