Un regard sur ce que j’ai fait la veille à bord du vaisseau bleu. Ça me permet de me rendre compte que je fais des trucs de mes journées, mais aussi de partager des trouvailles.

Cinéma

The Mastermind, de Kelly Reichardt

Ne pas savoir ce que je vais voir me joue encore des tours, puisque j’avais vraiment pas aimé son précédent, “Showing up”. Sans être sur un Jim Jarmusch, le cinéma lent pour être lent, qui ne raconte volontairement rien, ça m’emmerde. On peut voir des bribes de propos par ci par là, mais tout reste volontairement très vide, très figé. Et j’avoue que j’ai du mal avec la nature morte. Après, bon c’est pas moche, faut l’avouer. C’est une jolie peinture quoi.

Les dimanches, de Alauda Ruiz de Azúa

J’aime pas beaucoup la religion, j’en suis même plutôt allergique. Je n’arrive donc pas à savoir si on est ici sur un film maladroit ou sur un pamphlet pro-catho. Car au milieu de la recherche de foi de cette jeune fille, on me montre assez souvent la famille comme les méchants, et l’église comme l’accueil. Alors que clairement chaque phrase parlant de leur dévotion alerte mes red flags, le summum de la relation toxique. Donc je reste perplexe. Mais d’un point de vue technique, le film est vraiment super.

Coutures, de Alice Winocour

J’avais peur que ce soit une journée où je n’aime rien, et heureusement Winocour vient la sauver. Plusieurs trajectoires de femmes assez passionnantes, dans le milieu de la mode, pour un film possédant une certaine violence de la vie. La cinéaste y pose un regard d’une tendresse très émouvante. On est sur du film choral, même si j’aurais aimé que certains personnages soient plus développées. J’ai pas pleuré, mais autour de moi si.