Un regard sur ce que j’ai fait la veille à bord du vaisseau bleu. Ça me permet de me rendre compte que je fais des trucs de mes journées, mais aussi de partager des trouvailles.

Cinéma

GOAT de Tyree Dillihay et Adam Rosette

Sony Pictures Animation nous sort des trucs propres récemment. Y’a bien sûr la saga “Spiderverse”, mais faut pas oublier qu’ils ont aussi fait Les Mitchell contre les machines et plus récemment le phénomène KPop Demon Hunters. Ici aussi on est sur une maitrise de l’animation assez ouf, avec des plans et une direction artistique qui m’a laissée au sol. Vraiment j’ai pris un pied de ouf à le regarder. Si l’histoire est un peu classique, elle est pourtant bien faite et chaque personnage a sa propre personnalité. Peut être par contre que le film aurait mérité une rallonge de temps, parce que certains moments se déroulent un peu trop vite. Mais dans l’ensemble je suis conquis, dommage que personne ne parle de ce film.

L’infiltrée de Ahmed Sylla

Bon je savais déjà avant d’entrer que j’allais pas trop aimer, et malheureusement le film ne m’a pas donné tort. Déjà on s’inscrit dans le “Michèle Laroque sauve des racisés cinematic universe”, et on va pas se mentir c’est souvent pas bon. Ensuite parceque Sylla me fait pas vraiment rire d’habitude, mais alors là quand il se met lui même en scène, c’est l’hécatombe. C’est à dire que y’a des moments génants partout. Plein de fois où je me dis “c’est pas que c’est pas drôle, c’est que c’est pas une blague”. Faut arrêter de croire que les rappeurs font de bons comédiens, et que les comédiens font des bons réals. Donc ouai c’était nul, et ça me fait chier de défoncer un film avec autant de meufs racisées. Il aurait peut être fallu mettre une meuf racisée à l’écriture et à la réal aussi.

Cold Storage de Jonny Campbell

Je savais pas trop à quoi m’attendre, vu la gueule du projet. Et en fait c’est une série B un peu débile mais efficace. Un champignon qui menace l’humanité, un Liam Neeson en fin de carrière (quoique Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? était cool) et deux jeunes employés qui se retrouve dans la merde. Y’a des scènes un peu trashouille et beaucoup de rire, moi c’est tout ce qu’il me faut.

Iron Lung de Mark Fischbach

J’étais hyper emballé par le projet. Ce truc autoproduit par un mec d’internet, tiré d’un petit jeu indé d’horreur, qui a tout explosé au box-office US et qui a bousculé Hollywood. Et franchement, c’était trop bien. Déjà, je suis content de voir des propositions ambitieuses sur du jeu vidéo. Quand je dis ambitieuses, je parle pas forcément du budget, mais plutôt qui tente des trucs. On a encore eu l’exemple récemment, je préfère 100 fois un Exit 8 que le dernier Silent Hill.

Markiplier (son nom internet) tente un cinéma à la limite de l’experimental, pour un film qui aurait pu avoir sa place aux Utopiales. On est dans une ambiance mystique, poiseuse, claustrophobique. Le film assume de nous perdre, de nous lacher dans ce monde sans repère, surement un peu à la manière du jeu originel. Y’a plein d’envie de cinéma dans sa caméra, dans ses idées. Et puis le film assume ses hectolitres de sang.

On va tout de même décerner deux mauvais points : c’est un peu long, et la fin fait un peu brouillonne. Mais sinon foncez dessus si vous arrivez à le trouver, ce qui n’est pas sur.