Un regard sur ce que j’ai fait la veille à bord du vaisseau bleu. Ça me permet de me rendre compte que je fais des trucs de mes journées, mais aussi de partager des trouvailles.

Cinéma

L’invitation d’Olivia Wilde

Ma position est particulière, car j’ai vu l’original espagnol ainsi que le remake français. Du coup je connais beaucoup du film, et ça a moins d’impact. J’aime pas mal cette édition, portée par de très bons acteurices. La caméra est pas trop mal, même si j’aurais aimé plus d’imagination. Le truc qui me gène c’est que j’ai l’impression qu’elle est encombrée par son histoire : elle fait des tentatives de sorties de pistes qui sont bienvenues, mais elle se fait constamment tirer dans le chemin préconçu. Mais encore une fois, c’est ma troisième fois avec le texte.

Primetime de Lance Oppenheim

Dès le début ça sent le A24, on sait où on met les pieds. Mais même si la patine est cliché du studio, il arrive tout de même à jouer des couleurs et du contraste, pour un résultat fantastique par moment, et proche du réel à d’autres. Le cast se donne à fond, surtout Pattinson, qui délivre du monstrueux sans être balourd. J’ai toujours un peu peur que ça dérape, que ça devienne comme son sujet. Mais le film réussit constamment à nous questionner sur les images, sur cette émission. Un très bon moment donc, qui lorgne sur l’analogue horror, pour mon plus grand plaisir.

Rose de Markus Schleinzer

Il faut arrêter avec les narrateurs, vraiment ça devient énervant. Parce qu’on a ici une très belle histoire, portée par une image très colorée pour du noir et blanc, avec une Sandra Huller au top de sa forme. Le film est dur, sait nous rappeler d’où l’on vient pour mieux nous dire de faire attention où l’on va. Mais y’a quelqu’un qui parle, qui te raconte ce que normalement tu devrais voir. Vous avez une caméra, utilisez la, merde.